Accueil  |  Jazz et Musique Improvisée  |  Musiques Libres  |  Cabinets des curiosités  |  Blog

« Ce qui est démocratique, c’est de faire d’un petit cercle de connaisseurs, un grand cercle de connaisseurs. » (Bertolt Brecht)

édito

Alors que tout est fait aujourd’hui pour que le public se trouve sans cesse conforté dans la certitude que tout ce qui n’est pas amusant est ennuyeux et que rien de ce qu’il ignore ou méconnaît ne saurait présenter d’intérêt, nous proposons avec Musiques Libres un festival dédié à la création musicale contemporaine, écrite ou improvisée, qui implique un public ouvert et avisé, prêt à la découverte, un public qui pense et réfléchit, bref qui remplit son rôle de public. En soi, c’est déjà une provocation.

Quelque part, Musiques Libres est un acte de résistance à la culture de masse aux relents populistes symbolisée par ces pseudos « événements » grand public, ces festivals des goûts du public, ces festivals du mêmisme pour tous (appellations dues à Bernard Lubat), uniquement destinés au retour sur investissement électoraliste et qui, bien entendu, dispensent une culture au rabais faite de redites et de rabâchages, de manière à ce que le plus large public « identifie » instantanément ce qu’on lui propose et dont la seule finalité est de déplacer le plus de monde possible avec comme préoccupation première de « ne pas se prendre la tête ». Mais en quoi le nombre de spectateurs rassemblés pour un concert renseigne t-il sur sa qualité ?

Pour lutter contre l’insignifiance et maintenir ouvertes les interrogations, nous partageons avec quelques-uns ce combat pour la création artistique et le partage du sens avec les citoyens, au nom de l’intérêt général et de l’utilité publique. Au nom de la démocratie.

Philippe Romanoni

Merci à Pascal Mérigeau et Jacques Blanc dont les réflexions ont inspiré et alimenté cet éditorial.

 



accueil


espace presse