Quelque part entre Andy Emler « l’art du solo c’est l’art de se mettre à poil » et Rainer Maria Rilke «Une seule chose est nécessaire, la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même et ne rencontrer, des heures durant, personne. C’est à cela qu’il faut parvenir. Être seul, comme l’enfant est seul. », ce nouveau solo de Claude Tchamitchian ce n’est, ni l’enfance de l’art, ni un quelconque et vain exercice de plaisir solitaire, mais plutôt un voyage dans la mémoire, dans sa mémoire, un retour sur ce qui a constitué l’homme et l’artiste car, en honnête homme qu’il est, Claude sait bien que les gens qui n’ont pas de mémoire n’ont pas d’avenir, une sorte d’inventaire à la Georges Perrec, façon je me souviens où il est question d’hommage à des amis musiciens ou des références, citons pêle-mêle, Raymond Boni, Jean-François Jenny-Clark, Ralph Peña, Peter Kowald. Hommage et partage. Vous l’avez compris, le musicien est important, énormément, l’homme est attachant, terriblement et ce solo est magistral, tout simplement

Claude Tchamitchian (contrebasse)